Mercredi 25 juillet 2007
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07:49
A TOUS MES AMIS
vous trouverez ci-après en
plusieurs rubriques :
POÉSIE
et ART
une grande partie
de
mes créations
*****
l'ART
donne à l'homme
l'accès à sa métamorphose
MB
***
Un créateur béni
des Dieux...
Tout à la fois poète et peintre, Michel Bénard conjugue admirablement ces deux modes d'expression artistique et on finit par ne plus savoir qui du peintre ou du poète a composé les oeuvres
qu'il nous offre. Il faudrait presque dire qu'il utilise pour s'exprimer, les "mots de la peinture" et les "couleurs de la poésie", tant les deux sont étroitement
imbriquées. On pourrait y ajouter la musique !
C'est ainsi que dans un langage pictural, Michel Bénard nous entraîne
vers des sommets où l'air se purifie à ce point qu'il deviendrait irrespirable, si nos modestes inspirs ne faisaient l'effort de s'expanser en nous jusqu'au plus profond de nos fibres les plus
intimes.
Alors tout revit et tout vibre sous cet appel d'un souffle nouveau qui nous manquait : nos regards se tournent vers
une autre lumière, nos pensées s'élèvent bien au-dessus d'un monde profane...chaque poème de Michel Bénard nous fait gravir un degré dans notre voie
d'initiation.
VITAL
HEURTEBIZE
Président de la Société des Poètes
Français
Composition 2009
On dirait du marbre et pourtant cela n'en est
pas.
On dirait des dolmens, des pierres levées, des é- et déséquilibres
géométriques.
Ici savamment posés et là instinctivement emboités, rappelant
parfois la technique fascinante et répétitive du rangement et dérangement de poupées russes qui n'en finissent pas d'apparaître et de disparaître ; si semblables et si différentes à la fois
!
Classement. Déclassement. Ordre & désordre. Liste & chemin de traverse. Tout est dans
tout.
L'ensemble pictural ne révèle cependant aucune froidure, aucune roidure, ne rappelle aucune urne ou
tombeau funéraire.
Ces rumeurs picturales, vibrations d'ombres et de lumières, semblent habitées d'un je ne sais quoi,
d'un presque rien, qui aurait trait au spirituel, au rituel, à l'incantatoire.
On s'interroge sans doute en vain. On y met peut-être trop du "sien", car seul l'artiste saurait nous
dire d'où lui vient son inspiration, s'il le sait.
Ainsi Michel Bénard, à la fois poète, peintre, chroniqueur et critique semble avoir vu passer tant de
choses devant ses yeux, captées en arrière de la mémoire flottante, kyrielles d'épiphanies, amenées avec délicatesse au présent de tous les présents.
Fidèle à son credo - de la vie pour la vie - ou bien encore, - de la présence d'un certain regard au
monde du vivant - a-t-il peut-être voulu dépeindre, de manière inconsciente ou non, ce qui demeure et ce qui fuit, la mort dans la vie et vice et versa, en des arabesques savamment
imbriquées, du geste à la parole, du signe à la couleur plurielle et glorieuse ; trace ancestrale, sans cesse renouvelée.
ROME DEGUERGUE
membre de la SPF et du PEN Club Français
Pour me contacter :
Michel BÉNARD
michel.benard93@sfr.fr
Par michel benard
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Mercredi 25 juillet 2007
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07:48
COUPURES de PRESSE
Par michel benard
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Mercredi 25 juillet 2007
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25
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/2007
07:47
Par michel benard
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Mercredi 25 juillet 2007
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07:46
PARCOURS ARTISTIQUE :
* PEINTRE ABSTRAIT
* Études des Beaux-Arts
* Nombreuses expositions nationales, européennes et internatinales
* Publication d'ouvrages d'Art :
- autour de Franco Cossutta, "Une âme cosmique"
- "Aux encres du clair obscur", Marie-Geneviève Simon-Ballou, peintre
- "Note rouge", Danielle Brossard, graveur
- catalogue Annie Faure, peintre
RESPONSABILITÉS ARTISTIQUES :
* responsable des expositions à Reims :
- Espace BRISTOL
- Espace SCENEO
- Espace LESAGE-BOSE
* organisateur de nombreuses expositions d'Art moderne
* responsable de la galerie d'Art à Paris "Espace Mompezat"
* conseiller culturel du "Cénacle européen francophone des Arts et Lettres
Léopold Sédar Senghor"
* responsable artistique de la revue "l'Agora"
* vice-président de la Société des Poètes et Artistes de France
Par michel benard
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Mercredi 25 juillet 2007
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07:45
réalisatrice du livre ci-dessus Danièle BROSSARD
L'alphabet du silence
Entrouvrir la porte conduisant
Au delà du miroir,
Par delà la fracture,
Replacer l'incertitude des pas
Dans l'empreinte du hasard,
Avec la vision de l'instant
Découvrir le cristal bleu
Où se coulent gemmes et lumière.
Lorsque les formes prédestinées s'ébauchent,
Jouer de l'instrument du luthier d'éternité,
Et révéler d'un simple coup d'archet
Les signes des alphabets du silence.
Michel Bénard.
Par michel benard
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Mercredi 25 juillet 2007
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07:45
POÈTE * ESSAYISTE * PRÉFACIER
* études de Lettres et philosophie
* rédacteur des revues littéraires : "Art et Poésie", "International"
l'Étrave", "l'Agora"
* correspondant des revues : "Borée", "l'Attention",
"Les saisons du poème", " Rencontres littéraires"
"Laudes", "l'ÉLAN", "Les amis de Thalie",
"Poésie première", "Soleil et Cendres", "Séquences"
l'Orient latin/Roumanie", "Bucovina litterara/Roumanie
"Luceafarul/Roumanie",
* fondateur de Prix littéraires : "Laurent Desvignes"
"Camille Lecrique", "Thibault de Champagne",
" "Rhasode"
* 25 ouvrages édités
REVUES
dont j'ai réalisé la couverture :
LIVRES
dont j'ai réalisé la couverture
:
livres publiés parmi tant d'autres...
Par michel benard
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Mercredi 25 juillet 2007
3
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07:44
POÉSIE
Une authentique poésie doit être écoutée pour être
perçue
comme la résonance d'une plume d'airain, celle qui sonne
dans le tréfonds de l'homme pour éveiller son âme assoupie,
pour l'inviter au noble essor en lui donnant ce sentiment
d'ennoblissement de son état d'individu vulnérable, nourrit
d'incertitude, de doute, sur ce long chemin de solitude qu'est la vie.
Cette poésie doit être l'acte révélateur qui nous restitue le sens du
sacré
par la conclusion d'une réelle promesse de liberté. MB
QUELQUES NOTES........
Rendre à la poésie la voix quelle a perdue!
Prendre conscience et demeurer dans la prudence des mots.
Il y a dans la poésie le sens d'une imprégnation d'infini et d'éternel.
Il faudrait tenter de faire en sorte que la poésie devienne visible.
La poésie est l'ultime voie d'espérance encore offerte à l'homme.
Ecrire seulement une poème pour que l'on n'assassine plus la beauté.
Peindre comme on danse le tango, pour donner la lumiére
de la beauté à la profondeur de drame.
Resacraliser la beauté du monde par l'acte de la poésie.
MB
POÈMES
STALAGTITES d'ARGENT
Je voudrais t'offrir un bouquet de cristal
Aux stalagtites d'argent,
Une forêt de glace embrasée
Sur l'étendue d'une blanche incandescence,
Un collier de perles lustrales
Sur l'épure d'une toile.
Sous la couronne de paix
Dans le jardin des connaissances,
Au pied du temple des lumières
Des tables de la loi,
Dans une ambiance pacifiante ,
Je me surprends à ne plus même penser.
Ta robe de brume ne possède rien
Mais détient déjà tout,
Tes mains dispensent l'abondance,
Le ciel est au bout de tes doigts,
C'est l'instant de l'illumination
Aux racines des songes,
Et je ne suis qu'un balbutiement
Qui voudrait t'offrir un bouquet de cristal
Aux stalagtites d'argent.
MICHEL BÉNARD
à venir
Par michel benard
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Mercredi 25 juillet 2007
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07:43
CRITIQUES d'ART
Erwan Kerdreux
errance parisienne au fil des ombres et de la lumière
(galerie d'Art Mompezat, Paris)
**
L'espace Mompezat est honoré de pouvoir présenter cette exposition
de belle qualité que nous devons à Erwan Kerdreux. Professeur agrégé en arts
plastiques, avec à l'origine une formation d'architecte, Erwan Kerdreux
nous propose au travers de ses aquarelles, une errance parisienne
se situant principalement sur le thème des places principales.
Preuve une fois de plus de notre esprit éclectique en cette espace, où nous
n'hésitons pas les transissions entre l'abstraction la plus informelle
et la figuration la plus élaborée, la plus construite. En ce sens Erwan impose
le respect du travail bien éloboré , du métier parfaitement maîtrisée
et abouti.
Notre ami est un amoureux inconditionnel des bâtiments , des structures
d'art, des églises, des beaux édifices, en un mot de la pierre
et de l'architecture.
Mais la rigueur des thémes choisis ne laisse en rien transparaître
un froideur, une rigidité, une absence de vie, bien au contraire , une
agréable ambiance poétique régne dans chaque oeuvre et permet d'occulter
partiellement un académisme qui pourrait nuire à la vibration des oeuvres.
Erwan donne à ces aquarelles souffle de vie , une vibration , l'air
et la lumiére y circulent. Celui - ci excelle dans les contrastes ,
les oppositions entre le sombre et la lumiére, il aime jouer avec les ombres
portées qui réhaussent l'oeuvre en lui restituant une réelle profondeur.
Pour peu nous pourrions y percevoir les parfums, la fraîcheur du vent,
l'écoulement d'une fontaine .......
Le mouvement de la course des nuages qu' affectionne particulièrement Erwan
car il tient vraiment à moduler le coté construit et rigide
de ses sujets pour y déposer un rythme à la fois chromatique
mais également esthétique.
Cette exposition est une véritable invitation à l'errance parisienne ,
elle nous donne l'envie de voir ou de revoir des lieux qui nous sont chers
et que nous connaissons bien, mais avec un autre regard ,
celui que nous empruntons au peintre.
Prenez le temps d'admirer une à une ses aquarelles , c'est un véritable
bonheur, une bouffée de fraicheur, de petits détails précieux
,d'anecdotiques et gentilles scénes de rue , un enfant se reposant
à l'ombre d'un réverbère , un véhicule publicitaire , des touristes amusés
devant les sculptures mobiles de Niki de Saint Phalle et de Tinguely, une
passante activant le pas en traversant la route..........et mille autres
petites arguments du quotidien qui déposent la vie
sur les oeuvres d'Erwan.
A priori chez cet artiste tout nous semble simple et évident ,mais peut
être est il bon de repréciser les difficultes techniques de l'aquarelle,
mode d'expression qui ne permet aucun droit à l'erreur , avec la peinture
à l'huile il est toujours possible de revenir, de corriger, de modifier une
ligne , une couleur, mais avec l'aquarelle il n'en est même pas question,
un coup de pinceau appliquer et un coup de pinceau fixé ou presque.
Mais délaissons ici un peu l'aspect technic pour mieux retrouver la
poésie ,l'émotion, le rêve face aux pages d'histoire ,aux lieux de mémoire
, laissons flotter notre imaginaire sous la coupole de l'Académie française
, de la mosquée ,sur le dômes des Invalides , sans oublier d'aller nous
recueillir un peu à l'ombre de Notre Dame où peut- être rencontrerons nous
notre Esmeralda........
Pour l'heure je vous invite surtout à apprécier le travail d'un artiste
qui immobilise l'instant qui passe , tout en délicatesse et en finesse.
Ne manquez pas de vous procurer le magnifique petit ouvrage éditer autour
du théme de cette exposition, il est réellement de qualité, et vous
permettra ainsi de poursuivre ce beau voyage.
Michel Bénard
Lauréat de l'Académie française.
Charles Ciccione
du pêcheur de lumière à l'illusionniste temporel..
Aujourd'hui, nous sommes au coeur d'une journée d'une rare qualité,
un instant prestigieux pour la Société des Poétes Français que de pouvoir
accueillir sur ses cimaises ,
les oeuvres d'un trés grand photographe, Charles Ciccione.
Pous ceux à qui ce nom n'évoquerait rien de particulier,
sinon sa belle musicalité italienne,
il me semble nécessaire de restituer la situation dans son contexte.
Avoir ce privilège de pouvoir découvrir en ce lieu les oeuvres
de Charles Ciccione équivaut à une rencontre avec l'un des principaux photographes
du XXème siècle témoin de son temps.
Un petit survol de son remarquable parcours s'impose,
avec une carrière de photographe qui débute dès 1932 aprés avoir remporté
un concours photographique.
1932 ! ....tout un symbole au prélude sociale en gestation qui explosera en 1936,
où Charles Ciccione en sera le témoin.
Trés rapidement son talent de photographe va être reconnu, il travaillera
vite pour des éditeurs, pour Flammarion entre autres , et peut-être est-ce
aujourd'hui le petit clin d'oeil d'un retour aux sources, car comme vient
de me le confier à l'instant un ancien ami de Charles Ciccione,
il travaillait dans le quartier Latin où nous sommes, et qui était celui
des plus grands éditeurs.Ainsi nous restons fidèle à la tradition.
Notre jeune photographe va oeuvrer pour l'illustration de livres,
il réalisera des portraits d'auteurs, c'est ainsi qu'il fera un reportage
autour entre autres ,de François Mauriac, Henri Troyat etc,etc.....
Passionné d'art photographique au plus haut degrés, mais également
ambitieux par son appartenance à une famille italienne émigrée,
il va créer son propre laboratoire, et au fil de ses pérégrinations il va
réaliser des milliers de prises de vues allant du reportage traditionnel
et scientifique, du portrait et des mariages aussi il faut bien améliorer
l'ordinaire, jusqu'aux cliches artistiques les plus élaborés et aboutis
qui vont le révéler au travers des grandes agence de l'époque,
comme Rapho par exemple et qui vont placer Charles Cicionne parmis les plus grands
photographes , qui seront souvent ses amis et ses complices tels Doisneau,
Niepce, Lartigue, Brassaï ,Ronis,Yamashita,Silvester etc etc.....
Ainsi, ses photographies paraîtront un peu partout, affiches, calendriers
d'art, pochettes de disques, couvertures de livres....mais aussi dans
d'importants journaux et revues :" l'Express, Life, Marie Claire, la Vie
catholique, Match, Le canard enchainé,Science et avenir,
la liste n'est exhaustive loin s'en faut.
Souvent aussi il photographiera les oeuvres d'artistes comme le peintre
Dunoyer de Ségonzac, le sculpteur Paul Belmondo, en vue de réalisation
de livres d'art. Il exercera également son talent pour le Louvre,
l'archéologie, et sur diverses thématiques comme Paris ses rues, sa vie,
Saint germain-des-Prés, la Côte d'azur. Ce sera aussi plus de 1000
photographies pour les gisants de l'abbaye saint Denis d'où naîtra un
merveilleux ouvrage et qui déclinera sur une grande exposition
qui a remporté un très important succès.
Mais après cet ébouissant parcours qui évolua sur toute sa vie, le bonheur
nous est donné aujourd'hui de nous rapprocher un peu de ce pêcheur de
lumière, cet illusionniste temporel. Il a peint la vie au regard de son
objectif, il a toujours saisi l'instant fugitif, il pérennisa le
quotidien,reconstituant sous un angle différant les arcanes des chemins
humains.Tous ses grands photographes sont les archivistes de la mémoires,
les conservateurs du temps qui réveillent en nous parfois de nostalgiques
mais combien merveilleuses émotions. C'est véritablement de la poésie,
l'image survole le verbe, le transcende, elle prend une signification
universelle, comme avec la musique la barrière de la langue ici n'existe pas.
N'est il pas poignant de découvrir ces deux philosophes des bancs publics
débattre sous les étoiles à bâton rompu d'une probable condition humaine.
Combien est-il touchant ce jardinier sortant de chez Vilmorin et qui
pourrait trés bien être mon grand-père, essayant sa belle faux toute neuve
sur les pavés des Grand boulevards. Des touches de souvenirs parsèment
les cimaises, le romantisme de la Seine ou du canal Saint Martin habillés
des brumes automnales. Le drame ou l'insouciance de clochards cherchant
dans le fond d'un litre de vin rouge la chaleur d'un soleil paradisiaque plaçant
un peu de couleur sur ces destins brisés. Paris, ses rues, ses places à l'époque
où elles sentaient encore les feux de bûches et de charbon, où
rémouleurs,vitriers,chanteurs de rue, orgues de barbarie et marchandes
des quatre saisons donnaient de la voie, des couleurs et des senteurs aux
lieux populaires. Cétait le temps ou les peintres du Dimanche plantant
leurs chevalets au chevet de Notre Dame, sur les quais de Seine,
sur le pont des Arts et sur la butte Montmartre se prenaient pour des Utrillo,
Lorjou, Dunoyer de Ségonzac ou Picasso........
Alors un grand merci à Michel Cicione et à ses deux soeurs d'avoir bien
voulu nous faire l'honneur de nous permettre de présenter
ces oeuvres merveilleuses de Charles Ciccione qui ont déjà provoqué bien
d'enthousiasmes et de commentaires éblouis dans cet Espace Mompezat.
Oui, ces photograpies sont de véritables poésies de vie, elles imposent un
recul, soulèvent la refexion sur l'aspect éphémère de notre passage sur
terre, elles sont une résonance qui nous invite à prendre notre essor vers
la beauté en resacralisant l'image.
Michel Bénard
Lauréat de l'Académie française.
Jean-Robert Ipoustéguy,
la sculpture un cri pour la vie.
***
"Laissez moi tourner en méandres mes regards
Sur le mur en ayant l'air de chercher
La porte.../..." -
Ipoustéguy -
Au seuil de cette journée inaugurale, profondément symbolique gravitant
autour de l'impressionnante et boulversante sculpture du "Christ " allant
bien au-delà des religions, léguée par Ipoustéguy à sa ville natale
et reflétant parfaitement l'âme de son créateur, à dessin je ne ferai pas
l'approche analytique et moins encore raisonnée de ce grand artiste
n'appartenant à aucun courant , sinon celui de son propre génie créateur
et novateur, d'autres critiques et historiens de l'art l'ont fait bien avant
et beaucoup mieux que moi. Simplement pour cet hommage qui est rendu
à Ipoustéguy l'enfant du pays je laisserai parler mon coeur ,mon ressenti au
regard de l'homme qui était ce merveilleux sculpteur, qui demande que nous
portions beaucoup plus loin notre regard sur son oeuvre, au delà des apparences.
Une oeuvre authentique doit être regardée avec le recul de la reflexion
afin d'être perçue dans toute sa résonance, elle doit vibrer au tréfond
de l'homme,éveiller sa sensibilité et l'inviter à prendre son essor vers la beauté.
Ainsi je ne pense pas beaucoup me fourvoyer en optant et en pensant
que cette formule se rapproche de l'esprit d' Ipoustéguy, qui était avant
tout un homme de coeur, de poésie au sens étymologique du terme
et un remarquable humaniste.
Toute l'oeuvre de sa vie en est le plus précieux témoignage, pas une pièce
sculptée,dessinée,peinte ou même écrite qui n'en porte pas la signature.
Peut-être n'est ce pas un hasard si pour pénétrer au mieux l'importance
de l'oeuvre d'Ipoustéguy, je me suis placé en proximité de la cathédrale de
Reims, car ici souffle véritablement le sens premier du role de la statuaire,
initier l'homme à la connaissance universelle et à prendre
conscience de la signification de la beauté.
Avec Ipoustéguy nous nous situons certes au coeur d'une oeuvre d'une réelle
modernité où se multiplient les hardiesses de l'imaginaire créatif
coutumier à ce dernier, mais l'ensemble demeure toujours teinté
de symbolisme, de spiritualité et d'humanisme.
La prise en considération de la condition humaine est omniprésente,
elle est la sève nourricière de l'oeuvre. L'homme est toujours le point central
de son cheminement, hommage peut-être inconscient à son ami le sculpteur
Roger Binne trop vite disparu. La réalisation de sa sculpture " Roger et le
peuple des morts " nous restitue parfaitement sur le choc intérieur vécu
par Ipoustéguy lors de la perte de son ami, les éléments architecturaux
passés, présents forment une sorte de chao mêlés aux fragments humains.
L'amour est imprégnée dans sont oeuvre, la condition humaine en est
véritablement la clé. Par son extrême sensibilité, Ipoustéguy développe
un sens absolu de l'observation, toute la dramaturgie de la vie peut se
trouver contenue dans la seule expression d'une main, je songe ici plus
particulièrement à "L'agonie de la mère, ou encore à l'un de ses chefs
d'oeuvre " La mort de l' évêque Neumann ".
Pour lui l'homme doit être conduit au delà de son rêve,"L'homme passant
la porte" démontre la difficulté du parcours de vie, mais s'il parvient à
franchir le seuil de la porte il peut espérer atteindre d'autres plans.Il y
a là une force symbolique trés suggérée. Avec un peu d'attention il nous
devient possible de situer l'esprit d'Ipoustéguy entre la délicatesse de
ses aquarelles, le raffinement des ses dessins et la puissance
de ses sculptures,dont la force est d'une rare expression ou inversement
d'une ébouissante transparence.
Pour Ipoustéguy l'art se doit de révéler l'homme, de lui rendre sa
verticalité,
"'L'homme" figuré par sa sculpture doit avancer sur le monde
pour devenir lui même univers,comme pour son "Ecbatane" devenir un mutant
une sorte de sur-humain au sens ou Nietzsche l'entendait , c'est à dire un homme
qui se remet de ses blessures, de ses chutes, de ses déchirures et marche
pour encore mieux franchir encore mieux les portes de l'adversité,
afin de redevenir le batisseur qui veut retrouver son indentité première
et reinstaurer un nouveau langage entre lui et le cosmos.
"Je suis passé de l'intérieur à l'extérieur des choses ." disait
Ipoustéguy.
Il y a dans ses sculptures une véritable magie, une rare transcendance
ou toutefois la dimension demeure humaine, tout en soulignant la "réalité"
d'un possible mystére de l'au-delà ou du divin. Nous sommes confrontés
à un extraordinaire travail de mémoire, un fil rouge, une évolution pratiquement
programmée de son oeuvre, sorte de prémonition évolutive "logique",
mais méfions nous de ce mot. La sculpture d'Ipoustéguy a ce privilège
particulier de restituer l'énigme de l'inconnu.
Et c'est là qu'interviennent les poètes.La poésie qu'il pratique
régulièrement est ancrée dans son oeuvre, la "Lecture", le "Livre", il
est
rare que nous ne la percevions pas dans la majeure partie de ses sculptures
avec deux temps forts trés significatifs,Louise Labé et Arthur Rimbaud. Si
nous prenons le temps d'approfondir un peu cet aspect lié à la poésie
il nous apparait qu'une grande partie de toute la thématique d'Ipoustéguy
soit résumée ici. Chez lui le support du livre est bien la trace du propre
cheminement
de l'homme. Louise Labé c'est une danse aérienne avec le vent, le désir
charnel, c'est le dialogue d'amour avec l'intemporel où souffle la poésie.
Arthur Rimbaud lui, c'est "L'homme aux semelles de vent" qui est sans
doute
le plus bel hommage qui fût rendu à ce poéte insaisissable. Arthur Rimbaud
dont la vie ne fût que dualité, séparations, ruptures de bans,conflits, fuites.
Arthur Rimbaud à Paris place Teilhard de Chardin, une coïncidence ?
Non, c'est un véritable clin d'oeil du destin réunissant un rénovateur
de la poésie, à un rénovateur de la pensée et de la dogmatique chrétienne.
Pour Ipoustéguy l'art doit reconstruire l'homme, lui restituer sa position.
"L'homme" d'Ipoustéguy entravé par son destin, veut absolument redevenir
un bâtisseur, il veut retrouver l'objet de sa destinée initiale. Ipoustéguy
fait de l'homme une bannière porteuse d'espoir et de devenir " un drapeau
pétrifié"
comme il aimait à dire.
Ipoustéguy s'est toujours insurgé, révolté contre l'art des faussaires, des usurpateurs qui
sont légions, des grands débats aussi stériles qu'insipides sur n'importe quoi réalisés par n'importe qui.
Cette formulation lapidaire que nous lui devons, résume précisement toute sa lucidité et son
amertume
envers un certain art conceptuel et cette illusoire et absurde nécessité du
paraître.
" Mettez une verrière sur une décharge publique et vous avez
un musée d'art contemporain." Forts du constat que nous devons faire
aujourd'hui hélas, comment ne pas abonder dans le sens de ces paroles ! ! !
Mais rassurons nous, il existe encore beaucoup de vrais artistes,d'authentiques compagnons dont le
seul crédo est d'oeuvrer pour le grand, le beau et qui demeurent dans le sillage de guides , de maîtres
comme Ipoustéguy, Kijno, Zao Wou Ki et bien d'autres. Toute sa
vie
Ipoustéguy a lutté pour restituer à la sculpture la voie qu'elle pouvait perdre, pour que l'art
devienne l'ultime chemin d'espérance encore offert à l'homme pour resacraliser la beauté du monde par l'acte de création. Oui, créer, créer, créer pour que l'on assassine plus la beauté ! !
!
"La terre", représentée par une femme assez charnelle , forte, imposante,une femme féconde
évoque parfaitement ce principe même de la création! ! !
Michel Bénard
Lauréat de l'Académie française.
Gabriel Boghossian
de la vision à la dérision.
***
L'oeuvre de Gabriel Boghossian est loin de nous être méconnue, et au travers de ses diverses expositions, le
sérieux, la constance, l'unité et la qualité lui sont toujours reconnus.Son art s'apparente bien à celui d'un artiste possédant parfaitement la maîtrise de son métier. Mais cela dans l'acte de
création ne suffit pas, l'artiste pour devoir devenir artisan va bien au delà. Il doit transmettre à ses oeuvres, ses couleurs, ses formes , ses vibrations intérieures, et lorsque que l'on évolue
sur les degrés de Gabriel Boghossian, on doit impérativement se faire visionnaire. C'est bien de cela dont il s'agit avec Gabriel Boghossian.........être visionnaire ! Nous pourrions même avancer
sans prendre de grands risques que sa vision contient en elle quelques senteurs prémonitoires. La société humaine n'est le plus souvent qu'une mascarade, une vaste comédie permanente, une satyre
porteuse de masques, de grimaces, de caricatures , tout n'est que dérision,nous sommes au coeur d'un gigantesque asile d'aliénés en liberté, et le seul qui se rapproche encore le plus de la
vérité est incontestablement
le bouffon du roi.Cette fabuleuse parade,
cette vaste bouffonnerie Gabriel Boghossian avec
le talent que nous
lui connaissons en souligne avec pertinence et lucidité le grotesque. Il en possède tous les ingédients pour nous resituer au centre du sujet simplement en parcourant ses toiles. Son art est la
continuité d'une tradition séculaire que ne sauraient nous contester les Bruegel, Bosch,Van der Weyden, Dürer,Cranach ou encore les Ribera, Goya ou même
Rodon.......
Mais bien au dela du prolongement d'un esprit de
certaines écoles, il y a chez Gabriel Boghossian des couleurs de prophétie. Son regard de peintre se conjugue à celui d'un poète qui active l'alarme de ce qui risque de s'affirmer pour être
notre devenir, de hordes désidentifiées, de déracinés en errance sur une planète à l'agonie, une terre asséchée, craquelée où l'eau est pratiquement disparue. Certes toute ces ambiances
picturales sont quelque peu caricaturales, mais l'humour, la dérision ne sont ils pas les
meilleurs moyens de dédramatiser une situation trop réelle ? Une possibilité également de sensibiliser les consciences, les
générations futures auxquelles le temps est désormais compté et qui peut être pourrons corriger nos graves et sucidaires dérives. Demeurons dans l'obtimisme de voir encore de nombreux artistes de
la qualité et de l'envergure de Gabriel Boghossian qui comme tous les alchimistes de la matière donnent par leur foi et leur acte de création une métamorphose à la vie, nous permettent de cotoyer
une beauté aux reflets de vérité en ouvrant peut être l'ultime voie qui contient encore une possible espérance pour l'homme.
Michel Bénard.
Lauréat de l'Académie française.
Par michel benard
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Mercredi 25 juillet 2007
3
25
/07
/2007
07:42
CRITIQUES LITTÉRAIRES
SLOBODAN KOJOVIC
Slobodan Kojovic , n'est pas l'homme que l'on oublie aussi facilement,
je conserve de cette forte personnalité charismatique une image intacte ,
un souvenir que le temps ne dément pas et un regard qui reste identique
sur ce peintre et poéte. C'est à dire l'image d'un homme entier,intègre et
authentique pétri d'une extrême sensibilité.
L'oeuvre imprégnée par la tradition ,pourrait à priori nous faire penser
à élan un artisque à contre courant, en fait c'est exactement le contraire ,
tout chez lui n'était que quête de beauté et de vérité bien ancrée à notre
monde contemporain.La beauté redomptrice
qui sauvera le monde selon Dostoîvski.
Beauté , vérité ,ces mots sont marqués d'une forte connotation, souvent
usurpée , mais ici ils ne soulignent que la réalité de Slobodan.Tout chez
lui était d'une profonde et multidimensionnelle érudution liée aux divers
courants culturels ayant nourris sa terre natale, la Serbie,
au fil des siécles d'histoire.
L'oeuvre graphique, d'une indiscutable valeur d'expression et minitieuse
qualité technique, comme l'oeuvre écrite soigneusement peaufinée,
agissent sous le même principe , celui de renouer avec les canons
de la beauté , celui de restituer l'idée de la régle d'or , c'est peut être
également un levier pour tenter de remettre l'homme debout " comme
en office ", bien droit ,d'ennoblir l'âme.
Slobodan , portait en lui l'idéal de la renaissance ou du siécle
des lumières , vision globale où les arts, les sciences,la pensée,
le sacré,étaient indissociables,l'un ne pouvant exister sans l'autre,
la dynanique d'une théorie révélant la complémentarité de l'autre.
Slobodan avait cette passion du beau , du vrai, et faisait de ce principe
universel l'objet de son crédo quotidien .
En poésie comme en peinture Slobodan ne pouvait créer que dans
la rigueur,la discipline , du concept artisanal et du respect de la tradition
sans laquelle la conscience humaine se perd dans de fausses valeurs ou des
courants de pensées à la mode ,éphémères et non structurés exsangue
de toutes fondations stables et solides. Cette nécéssité de fondations
est sans doute une réminiscence liée à sa formation d'architecte.
Il y avait chez lui cette affinité élective rattachée aux principes
universels issus et réinstaurés par la renaissance ou les lumiéres
qui accordaient la priorité au vrai ou à l'idée de vérité et au beau
ce qui n'est pas sans me faire songer à cette phrase d'Henri Bergson.
" C' est la grâce qui se lit à travers la beauté et c'est la bonté qui
transparait sous la grâce ."
Aujourd'hui Slobodan par ses poémes, ses peintures, ses sculptures ,
l'engagement de son action dans son oeuvre en général, vit toujours
parmi nous,mais selon le poéte Borisav Stankovic ,
"La vie existe tant que l'amour existe ",
et c'est tout à fait ce en quoi oeuvre sa femme , Jeanne Ubrig Kojovi ,
en pérénisant par amour la mémoire et l'acte de création de Slobodan
elle maintient aussi pour nous le rytme de son souffle.
MICHEL BÉNARD
Lauréat de l'académie française.
Luce Péclard
" La sentinelle dit
"
******
Michel Bénard a lu pour vous......."La sentinelle dit "
(sonnets)
de Luce Péclard, publié aux Editions du Madrier, 1416 Pailly
(CH),
préface de Claude Martingay.
Les lecteurs passionnés de poésie connaissent bien l'évolution
constante,
opiniâtre, expressive du dit poétique de Luce Péclard.Elle y trouve
son
credo et le pan révélateur de sa foi, de sa croyance spirituelle et
universelle.
Il semblerait cependant que son dernier recueil, " La sentinelle dit
"
prenne la forme d'un point d'orgue, d'un contrepoint . Sous la
conduite
d'une écriture particulièrement soignée, Luce Péclard demeure
fidèle
à sa forme de prédilection , la plus délicate et raffinée de la poésie: le
sonnet.
Au travers de cette véritable discipline Luce Péclard nous propose
une
sorte d'odyssée initiatique ponctuée de paraboles bibliques
battant sous un nouveau pavillon.
"Vivante la Parole ébruite Son modèle .../..."
Par la clarté de sa poésie, Luce Péclard aspire à nous baigner de
lumière,
à nous désaltérer d' une eau pure. C'est une poésie dont le jeu
incise
le coeur en déposant sur l'âme son chapelet de prophéties. Parfois
rehausser
d'une touche d'éternité,ce recueil est un gisement d'images
précieuses,
de psaumes,d'épîtres se transformant en de remarquables
métaphores,
mais évoluant dans la plus parfaite liberté.
"La sentinelle dit",trés beau titre qui équivaut à l'évocation du
poète
qui dit la vie, chante la nature,prie le ciel en son énigme de forêt
d'étoiles.
Nous touchons aux essences d'un monde intime en clair-obscur,
où la lumière effleure la tranche d'un livre sacré.
Un amour tel pour la nature qu'il attend sa transmutation.
Par le mystère de sa parole, Luce Péclard nous rapproche
un peu plus des cimes de la vérité........d'une certaine vérité
!
"Et me voici déjà chevauchant sur la crête ! "
Luce Péclard donne à la poésie sa signification spirituelle
pour une hypothétique issue vers une lumiére divine.
" Le pain de la lumiére en viatique divin.
MICHEL BÉNARD
Lauréat de l'académie française.
Par michel benard
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Mercredi 25 juillet 2007
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25
/07
/2007
07:41
PRÉFACES
ROLAND LE CORDIER
"les amitiés"
**
Les liens, les échanges épistolaires, les amitiés, les affinités électives
ont une importance primordiale dans l'oeuvre des poètes,des artistes,
d'ailleurs la preuve en est , l'exposition Matisse- Rouault qui se déroule
au Musée d'Art Moderne est développée à partir des "correspondances ".
Ainsi dans l'esprit du rappel des liens, de la mémoire, des concordances,
des influences, mais surtout au nom de l'amitié, j'aimerais évoquer les
noms des quelques amis et compagnons de route qui furent proches,
la liste sera loin d'être exhaustive , car Roland le Cordier a sans cesse
entretenu ces liens chaleureux et de partage.
Le sympathique et gentil Philippe Chabaneix l'auteur entre autre
de "Mémoire du coeur" était de ceux là.
Jean Rocca qu'il nomme le sculpteur de rêves, Jean Aubert toujours très
engagé au service de la poésie, Jehan Despert excellent poète dont je me
souviens "Orénoque ", Eugène Guillevic le poète de l'essentiel,
le presque minimaliste,dont nous nous souvenons
des ouvrages " Terraqué " et " L'art poétique ", je retrouve aussi l'ami
Pascal Bonetti, bon poète classique trés attaché à la Société
des Poétes Français, Marcel Brun le poète de la dernière lettre,
je pense aussi à l'amie chère et fidèle, la belle poétesse Miréio Doriyan
dont l'oeuvre fut si prolixe.
Jean Guirec, toujours prêt à se mettre au service des auteurs,
Henry Meillant, le président fondateur de la S.P.A.F et de la revue Art et Poésie
Le délicat Bernard Aurore, Robert Houdelot, Vital Heurtebize, poète engagé
et très actif , fondateur des éditions Nouvelles Pléiades, des revues :
"L' étrave, L' agora, de l'association Poétes sans frontières", actuel
président des Poétes Français, Pierre Osénat qui fut souvent son préfacier,
l'ami Edmond Reboul, préfacier lui aussi,conférencier, sans oublier le
célèbre et sympathique poète Belge Maurice Carème, le merveilleux poète
philososophe André Henry dont nous n'oublierons jamais les remarquables
conférences et réflexions sur la poésie que nous pourrions assimiler
à Gaston Bachelard ou à Philéas Lebesgue, la poésie devenant
une philosophie de la vie, une possibilité de devenir humain meilleur.
Signalons aussi Jacques Charpentreau inconditionnel éditeur, bel artisan
de la poésie et l'éditeur utopiste et convaincu Jean Grassin qui vient
de nous quitter, il laisse derrière un véritable temple
dédié exclusivement à l'art poètique.
Jean-Claude Georges président actuel de la S.P.A.F et directeur de la revue
Art et Poésie , fidèle compagnon qui sera toujours présent à ses côtés
au nom de l'amitié et de la poésie partagée.
Pour rien au monde je n'oublierai Alain Lefeuvre, l'homme de l'engagement,
l'homme du combat au droit de la poésie, le poète de haute voix qui
ne mâcha jamais ses mots, qui ne supporta aucune basse consession,
il fut toujours le poète de la parole,
qui aida avec son épouse Jackie , Roland le Cordier
pour mener à bien ses dernières publications.
Les artistes furent également présents dans l'oeuvre de Roland le Cordier,
qui confia régulièrement les illustrations de ses recueils au grand
et si merveilleux peintre Michel Tesmoingt, l' illustrateur des poètes
par excellence, son art si subtil donnait aux textes toute leur élévation.
Michel Bénard.
JACQUES VIESVIL
" La rumeur du silence. "
Précieux privilège, en introduction Jacques Viesvil nous situe dans
l'émerveillement,dans l'enchantement,par la découverte de son écriture
poétique et spirituelle,déclanchant en nous ce miracle du dédoublement, une
sorte d'oscillation entre l'homme et l'âme.
C'est toute la magie de son verbe !
" A l'intérieur du corps
les affiches déchirées de la mémoire
s'en vont en lambeaux de fumée."
Dés les premières lignes nous d'emblée sur les degrés
de l'éloquence subtile de la révélation.
Situons nous ! Le langage vibre et se dédouble dans un contexte imprégné
d'une délicate dualité, d'un mazdéisme sous jacent,diaphane,
mais pourtant omniprésent.
"La terre est douce comme un sexe
le désir monte en semence."
Nous effleurons ici toute la sensibilité de l'esprit coloré de ses nuances
spirituelles les plus harmonieuse. Hissons nous à ce fil d'argent
de la dualité et de l'ambiguïté de l'être. Et lorsque c'est un poète
de l'envergure de Jacques Viesvil qui prends la situation en "plume"
la scène se révèle à nous sous une toute autre dimension. Il manipule le verbe
comme un maître joaillier, c'est tout simplement troublant, son discours
nous replace sur le seuil de notre nudité et de notre ignorance.
".../...tant de fois
la terre stérile
les mains vides
la soif du plus haut.../..."
Par la vibration de sa poésie, Jacques Viesvil propose
à l'homme de s'extirper de sa gangue.
L'homme prend conscience de ses faiblesses, de ses errances,
de ses volte-face, et l'âme lui restitue sa lumière, ses baumes expiatoires.
C'est un appel, un cri, qui porte jusqu'au dépouillement de nos peaux calleuses,
de nos vieux oripeaux souillés d'histoire et de quotidien.
Par l'envoutement de la parole lucide Jacques Viesvil suggère l'unité,
ne plus faire qu' "un", reconquérir l'être androgyne de l'origine,
"confondre le moi avec le soi "
mais également réconcilier le grand schisme des écritures,
le féminin et le masculin qui sont en nous.
Parfois au détour d'un vers, nous nous retrouvons dans la confusion
des éléments, tout se mêle, se divise, se rassemble, passe du chaos
à la sérénité.Cependant au grand désespoir du poète,
l'homme demeure dans une attente perpétuelle,
"Tant de fois semé
de la poudre d'étoiles
dans les sillons de l'illusion."
Et la voix de l'âme lui propose une issue à ses errances, ses doutes,
elle l'oriente sur le chemin d'un ère nouvelle.
L'enracinement est tenace, c'est encore l'interrogation, l'incertitude
d'être et de devenir ! L'homme tente de s'extraire de sa détresse,
il voudrait fuir la rumeur, la fureur, le mensonge, la possession,
soudain il se prend à rêver de lumière, de renaissance.
Soulignons néanmoins que cet élan porté vers "l'homme véritable" ,
"l'homme total" n'est pas sans nous faire songer au mythe d'Orphée qui par
son approche de l'enfer, passe par la destruction du moi afin de mieux
s'offrir ou accéder à la vie de l'âme nimbée de lumière céleste.
Le quêteur de vérité doit se méfier des croyances sectaires, des
superstitions séculaires,des dogmes aliénants, il lui faut s'en délivrer
pour accéder lui même à la résonnance universelle. Le chemin vers
le détachement est long. Le poète Jacques Viesvil en a pleinement
conscience, l'homme encore dans l'égarement se perd, ralentit sa marche
dans le labyrinthe, il se refuse de voir la réalité, se berce d'illusions, mais
même inconsciemment il cherche sa libération, la voie primordiale,
la source originelle.
"Me délivrer des chaînes de l'habitude
laisser glisser la peur de l'inconnu
jusqu'à la nudité du mystère."
Il est écrit depuis l'origine que l'homme ne pourra trouver la vérité
que par son passage au travers des filtres des quatres éléments,
l'air, la terre, l'eau, le feu.
Le poète invite l'homme à se contenir dans sa course effrénée, à reprendre
son souffle, à retrouver ses esprits et à se délivrer de l'emprise de ses
préjugés, de ses fausses croyances, de la corruption de ses veaux d'or,
de raser son passé falsifié, pour peut être enfin pouvoir découvrir sa terre
promise, son temple radieux, qui dorment au fond de son coeur.
"Ainsi qu'une cathédrale de lumière
émergeant de la lumière."
Toucher à la fusion universelle, tendre vers la communion absolue,
avancer vers l'unité suprême, n'être plus qu'un en toute chose.
Voilà le maître mot du poète, la révélation majeure !
Arrimant son échelle aux degrés du ciel, Jacques Viesvil vient de poser
sa pierre angulaire à la lueur de son point de flamme, il vient de signer pour
nous une oeuvre " de lumiére au bas du tableau des ténèbres", il nous dit
toute la musicalité que peut contenir "La rumeur du silence".
Mais, si en marge de toute quête spirituelle Jacques Viesvil avait
simplement voulu signifier la beauté. La beauté de l'être révélé !
Dostoïevski ne disait il pas " la beauté sauvera le monde."
Oui, sans toutefois oublier de prendre conscience de la fragilité
des liens qui unissent les êtres.
Michel Bénard.
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Par michel benard
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